mercredi 25 janvier 2017

Acné adulte : comment j'ai (enfin) (et durablement) sauvé ma peau...

Je ne suis pas du genre à prendre des bonnes résolutions en période de Nouvel An. Du moins, j'ai arrêté il y a peu d'en prendre, sachant pertinemment que je ne les tiendrai pas.
Pas la peine de bluffer, je n'aurai pas le courage d'aller à l'aquagym cet hiver, par -4°. Je n'envisage pas non plus de courir un marathon, ni de me mettre aux graines germées, ni de devenir une zero waste, aussi honorables ces décisions soient-elles...

Il y a en revanche des changements, des décisions que je prends sans me forcer. Qui interviennent naturellement, comme une envie de... vous avez compris quoi.



Ce changement a eu lieu suite à la lecture de deux articles dans Elle. Ces articles évoquaient l'influence néfaste que pouvait avoir le lait sur la peau, la présence d'hormones pouvant favoriser la présence de boutons. Je ne crois pas en avoir déjà entendu parler auparavant, en tout cas ma dermatologue n'a jamais évoqué cette piste. Je l'ai peut-être déjà lu quelque part sans y avoir prêté attention.... ou sans avoir voulu y prêter attention. 

Car les produits laitiers et moi entretenions une longue et belle histoire d'amour.
- Je buvais du lait froid tous les matins. Un grand bol de lait froid. Il a du m'arriver une ou deux fois de ne pas avoir de lait au petit-déjeuner, ça m'a froissée pour toute la journée.
- Le fromage était une grande composante de mon alimentation, je dirai à hauteur de 30 à 40%.
- Il m'arrivait parfois de revenir de courses et de constater, un peu coupable, que j'avais acheté en grande majorité des produits laitiers : crème fraîche, fromage, plats à base de fromage, lait, yaourts, beurre...

                                      
Instant nostalgie...(entends-tu le bruit de la céréale qui crépite?)


J'ai pris, le 1er Novembre, la décision de réduire drastiquement ma consommation de produits laitiers, pour voir si cela aurait une influence positive sur ma peau. En mode 'sans lactose', quoi. Et force est de constater que le résultat est bluffant. 
- Ma peau est moins grasse 
- Je n'ai plus de boutons. Malheureusement, encore des cicatrices un peu rouges. Mais pas un seul kyste douloureux et long à cicatrise comme j'ai pu en avoir. S'il m'arrive d'avoir un tout petit bouton, il est rapide à cicatriser et ne laisse pas de traces.

Contrairement à Edward qui , lui, a pris cher


La décision d'arrêter les produits laitiers, surtout le fromage, fût difficile mais salutaire. Elle ne me laisse ni regrets ni frustration. J'ai appris à adapter mon alimentation.
J'ai d'abord remplacé le lait par le lait de soja, bien que n'étant pas convaincue par le goût. J'ai acheté des mousses au chocolat au soja, des yaourts au soja... Avant d'apprendre que le soja contenait aussi des hormones. Et que c'était pour cette raison que je continuais à avoir quelques boutons. 

Concernant ma boisson du matin, je suis passée au thé. A de rares occasions, le lait d'amande chocolaté de Bjorg, car il coûte une blinde! 

Pour cuisiner, la crème d'amande Bjorg, onctueuse et épaisse. Parfaite pour les poulets au curry, les pâtes à la carbonara...Je cuisine maintenant au Primevère, je ne vois plus vraiment la différence avec le beurre.

Quant au fromage... Il m'arrive parfois d'en consommer. Quand je suis invitée, pour me faire plaisir très ponctuellement (sans que cela ait aucune conséquence sur ma peau, d'ailleurs).  Mais bizarrement, pour l'accro au fromage que j'étais, m'en passer fût très simple. Je ne ressens aucune frustration à l'idée de ne pas en manger, et quand je le fais, je le savoure, mais ne ressent aucun remord de l'avoir enlevé de mes habitudes alimentaires.

Voilà donc une piste potentielle pour les personnes qui comme moi n'arrivaient ou n'arrivent toujours pas à se débarrasser de l'acné. Je ne proclame pas que ma méthode est universelle et conviendra à tous et toutes, mais pourquoi pas faire l'essai sur un mois? En veillant à ne pas être carencé(e) en calcium. Give it a try! 


mercredi 18 janvier 2017

Vivre vite - Philippe Besson

Ma ville a enfin installé une boîte à livres dans la halle du marché. Cette dernière n'est ouverte que le mercredi et le samedi (jours de marché donc), mais je ne manque pas d'y faire un tour aussi souvent que je peux. J'y ai trouvé pas mal de bouquins, certains que je garderai (romans en VO), d'autres que j'irai replacer après lecture, d'autres que je donne à mon entourage. Mais je fais bien sûr l'effort d'en laisser quelques-uns histoire de respecter le principe (et non l'obligation) de donnant-donnant. Je déplore toutefois que tout le monde ne joue pas le jeu : il semble ces derniers temps y avoir peu de nouveautés, e peu de départ. Passé l'effet de découverte les gens semblent donner et/emporter moins, c'est dommage. Le présentoir croule sous des livres (certains franchement kitschs) qui ne seront peut-être jamais emportés. Bref. 

Parmi mes trouvailles, donc, j'ai eu un vrai coup de coeur pour Vivre Vite de Philippe Besson. C'est d'abord la couverture qui m'a attirée : ce portrait de James Dean. J'ai évidemment fait le lien avec le titre...Live fast, die young.


Jusqu'ici je ne m'étais que peu intéressée à l'acteur, sachant juste qu'outre ses talents impressionnants de comédien, il était mort jeune à cause de la vitesse, et ayant eu vent de ses supposés ébats SM avec Marlon Brando. 

Dans ce roman, c'est l'entourage de James Dean et ce dernier lui-même qui prennent la parole  à tour de rôle, reconstituant au fur et à mesure les seulement 24 années d'existence de l'acteur. C'est ainsi qu'on apprend qu'il est devenu orphelin de mère à 9 ans, qu'il a eu une aventure avec une de ses profs, qu'il trouvait autant de plaisir avec des femmes qu'avec des hommes. Le talent de Besson réside en le fait que l'on a vraiment l'impression de lire une (auto)biographie. Je pense lire d'autres bios de Dean à l'avenir. Après avoir prêté le livre à ma Maman, j'ai ensuite décidé de le garder dans ma bibliothèque. Ça m'a aussi donné envie de lire East of Eden de Steinbeck, l'un de mes auteurs préférés.